Announcement of Strike Deadline

 

 

Dear Faculty,

Today, three months after commencing work-to-rule action, we are setting a strike deadline in an effort to compel the College Employer Council (CEC) and the College Presidents to do either of the two things they have refused to do since bargaining began: 

  • Complete negotiations on faculty’s priority issues, or,

  • Refer outstanding issues to binding interest arbitration.  

 

If neither of these things happen, the 16,000 CAAT-A faculty will stop all work and commence picketing, on Friday, March 18th.  

 

The Bargaining Team did not arrive at this decision lightly. We have remained committed to completing negotiations with the least amount of disruption, including our offer to send all outstanding issues to arbitration. However, since July, we have faced an Employer that has simply refused to negotiate.  Despite our two provincial votes that rejected their offer and a work-to-rule campaign, the CEC and Presidents continue to say that they will not negotiate. And worse, the chances are very good that they will escalate negative actions against faculty. 

 

Why now?

Scheduling a strike deadline now ensures management cannot lock us out with no salary for a prolonged period after we submit our grades, which would have disastrous consequences for all members. Once the grades are submitted, we lose bargaining leverage. Our deadline also prevents the Presidents from disciplining faculty for work-to-rule, and prevents the Colleges from imposing worse Terms & Conditions at a time when strike action would be considerably less effective.

 

A strike deadline now means that the provincial legislature is still in session, and that the government–and opposition parties–will be acutely aware of a potential strike, leading up to June’s election. This is our only window for resolution. Once the government dissolves, there will be almost no opportunity to place pressure on the CEC to resolve the dispute.  

 

Setting a strike deadline does not mean there will be a strike. The College Presidents still have a clear choice: negotiate, arbitrate, or put the students through a work stoppage.  Based on CAAT-A’s history, and the experience of other post-secondary institutions across the country, strikes are often resolved through binding interest arbitration. Why would the Colleges choose to harm thousands of students and faculty when they can choose arbitration before a strike rather than after? 

 

What’s next?

Student groups support our position that binding interest arbitration can bring an immediate end to this impasse. The Canadian Federation of Students-Ontario wrote that “the CEC has continuously refused binding arbitration, demonstrating to workers and students that the CEC only has their own interests at heart – not the interests of instructors, professors, counsellors, librarians, and especially not students”.  As well, the College Student Alliance, “the only college student-focused advocacy group in Ontario”, has announced that “Interest Arbitration is the best solution that puts college students first”.

 

We encourage you to reach out to students to put further pressure on the College Presidents to resolve this dispute immediately.  They can write personal letters or use this easy form: https://www.collegefaculty.org/write-your-college-president/. We also encourage faculty to write personal letters to College Presidents telling them they have the ability—and responsibility—to end this now.

 

In the coming days, your Local Union will reach out to you to begin preparations for potential strike action on Friday, March 18th. We hope these preparations will not be necessary and that the College Presidents will do the right thing. 

 

In solidarity,

JP, Jonathan, Kathleen, Michelle, Ravi, Rebeca, and Shawn

Your CAAT-A Bargaining Team

 

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Cher personnel scolaire,

Aujourd'hui, trois mois après avoir entamé une grève du zèle, nous fixons un délai de grève dans le but d'obliger le Conseil des employeurs des collèges (CEC) et les présidents des collèges à faire l'une ou l'autre des deux choses qu'ils ont refusé de faire depuis le début des négociations : 

    • conclure les négociations sur nos questions prioritaires, ou

    • soumettre les questions en suspens à l'arbitrage exécutoire des différends.  

 

Si aucune de ces deux choses ne se produit, les 16 000 membres du personnel scolaire du SEFPO CAAT-A cesseront tout travail et commenceront le piquetage le vendredi 18 mars.

  

L'équipe de négociation n’est pas arrivée à cette décision à la légère. Nous sommes toujours déterminés à conclure les négociations avec le moins de perturbations possible, y compris notre offre de soumettre toutes les questions en suspens à l'arbitrage. Cependant, depuis juillet dernier, nous avons fait face à un employeur qui a tout simplement refusé de négocier. Malgré le fait d'avoir rejeté leur offre avec deux votes provinciaux et une campagne de grève du zèle, le CEC et les présidents continuent de dire qu'ils ne négocieront pas. Pire encore, il y a de fortes chances qu'ils intensifient les actions négatives contre le personnel scolaire. 

 

Pourquoi maintenant ?

Fixer une date limite de grève maintenant garantit que la gestion ne peut pas nous placer en lock-out sans salaire pendant une période prolongée après que nous aurons soumis nos notes, ce qui aurait des conséquences désastreuses pour tous les membres. 

Notre date limite empêche également les présidents de prendre des mesures disciplinaires à l'encontre du personnel enseignant pour cause de grève du zèle, et empêche les collèges d'imposer des conditions de travail pires à un moment où une action de grève serait beaucoup moins efficace.

 

Une date limite de grève maintenant signifie que l'Assemblée législative provinciale est toujours en session et que le gouvernement et les partis d'opposition seront très conscients d'une grève potentielle, jusqu'aux élections de juin. C'est notre seule fenêtre de résolution. Une fois le gouvernement dissous, il n'y aura pratiquement aucune possibilité de faire pression sur le CEC pour résoudre le conflit. 

 

Fixer un délai de grève ne signifie pas qu'il y aura une grève. Les présidents des collèges ont toujours un choix clair : négocier, arbitrer ou faire subir un arrêt de travail aux étudiants.  Si l'on se fie à l'histoire de CAAT-A et à l'expérience d'autres établissements postsecondaires au pays, les grèves sont souvent résolues par l'arbitrage exécutoire. Pourquoi les collèges choisiraient-ils de nuire à des milliers d'étudiants et de professeurs alors qu'ils peuvent choisir l'arbitrage avant une grève plutôt qu'après ? 

 

Quelle est la prochaine étape ?

Les groupes d'étudiants appuient notre position selon laquelle l'arbitrage exécutoire des différends peut mettre fin immédiatement à cette impasse. La Fédération canadienne des étudiantes et étudiants - Ontario a écrit que "le CEC a continuellement refusé l'arbitrage exécutoire, démontrant ainsi aux travailleurs et aux étudiants que le CEC n'a que ses propres intérêts à cœur - pas ceux des instructeurs, des professeurs, des conseillers, des bibliothécaires, et surtout pas ceux des étudiants ".  De même, la College Student Alliance, " le seul groupe de défense des intérêts des étudiants collégiaux en Ontario ", a annoncé que " l'arbitrage des différends est la meilleure solution pour faire passer les étudiants collégiaux en premier ".

 

Nous vous encourageons à communiquer avec les étudiants afin de faire pression sur les présidents des collèges pour qu'ils règlent ce différend immédiatement.  Ils peuvent écrire des lettres personnelles ou utiliser ce formulaire simple : 

https://www.collegefaculty.org/write-your-college-president/. Nous encourageons également les professeurs à écrire des lettres personnelles aux présidents des collèges pour leur dire qu'ils ont la capacité - et la responsabilité - de mettre fin à ce conflit maintenant.

 

Dans les prochains jours, votre section locale vous contactera pour commencer à vous préparer à une éventuelle grève le vendredi 18 mars. Nous espérons que ces préparatifs ne seront pas nécessaires et que les présidents des collèges feront ce qu'il faut. 

 

En toute solidarité,

JP, Jonathan, Kathleen, Michelle, Ravi, Rebeca et Shawn

Votre équipe de négociation CAAT-A