Bargaining Team Update--Team calls for strike vote to protect members from effects of CEC-requested “no board” report

 

La version française suit la version anglaise.

 

Team calls for strike vote to protect members from effects of CEC-requested “no board” report

 

Dear faculty:

 

As you may know, the CEC team walked away from negotiations yesterday without responding to our offer for voluntary binding arbitration, and has asked the conciliator for a “no board” report.  

 

It is simply false that the faculty team presented a “take it or leave it” offer. The faculty team offered to refer outstanding issues to binding arbitration, which would see a neutral party issue a binding decision on which proposals make their way into our next Collective Agreement.  It is a good faith attempt to avoid additional stress on faculty and students, and to (once again) avoid further escalation.  Unfortunately, the CEC has chosen to reject this path forward. 

 

It is also false for the CEC to assert that both mediation and conciliation failed.  Mediation did not fail: it concluded, and bargaining continued.  Conciliation did not fail: the CEC team walked away while the conciliator prepares the report they requested.

 

At every stage of negotiations, the faculty team has attempted to avoid labour disruption--by compromising, by incorporating the CEC team’s concerns and ideas with our own, and through creative problem-solving such as voluntary binding arbitration.  

 

The CEC team, by contrast, appears to be employing the same playbook as they have in the past several rounds of bargaining: deny faculty issues exist, delay implementation of changes, and bargain toward impasse.

 

The CEC team’s decision yesterday to ask the Conciliator for a “no board” report leaves us in a vulnerable position. This report removes the last remaining step before the employer is legally able to lock out faculty (which they say they’d never do) or to unilaterally impose terms and conditions of employment 16 days after the “no board” report is received.  

 

The imposition of terms and conditions is a very real threat, and one that the CEC exercised in 2009.  Imposition is a nuclear option: the Employer can literally dictate whatever they’d like to have as their preferred working conditions for faculty.  This can include changing compensation, workload, academic freedom, two-tiering conditions (including different conditions for different programs), or the right to file grievances.  These are all areas the CEC team has targeted in language they’ve tabled this round.

 

A successful strike vote is faculty’s only recourse in the face of imposition--our right to resist imposed terms and conditions is limited without it.  A strike vote allows faculty to engage in any of a wide variety of coordinated labour actions, up to and including a strike.  Recently, we have seen other Unions, particularly in the education sector, adopt a variety of creative labour disruptions to demonstrate the value of their work and the importance of their demands: These include work-to-rule actions (i.e., following the strict letter of the Collective Agreement), refusals to perform overtime, strikes targeting specific work tasks, and/or rolling strikes targeting different workplaces.

 

Above all, however, the strike vote is a vote for our solidarity as a bargaining unit: It forces management to negotiate our proposals seriously rather than walking away from negotiations and unilaterally imposing working conditions.  It states that we as a Union will stand up and stand together in the face of the Employer’s escalation and aggression.

 

The other option open to the CEC is a forced offer vote.  If they believe that their current offer is one acceptable to faculty, they can present that offer directly to faculty for a vote.  As we have outlined, however, the Employer’s current offer contains several concessions, including a moratorium for several years on Union Locals’ ability to gain new full-time faculty positions through grieving; language that would threaten the job security of counsellors; and increased limits on which partial load faculty are eligible to exercise seniority rights through the partial load registry.  

 

By refusing both voluntary binding arbitration and by not exercising their option to call a forced offer vote, the CEC team has made it clear that they know their current offer is not a good one for faculty.  To obscure this, they’re trying to distract CAAT-A members by painting the faculty team as the ones who are unreasonable and unwilling to compromise.  

 

In response, we encourage you to reach out to your College Presidents, who direct the CEC, to tell the CEC team to come back to the table, finish negotiations on issues where the teams are close, and to agree to refer outstanding issues to voluntary binding arbitration.  As we move into the end of the semester, the faculty team has left that option on the table--it is up to the CEC now to demonstrate their stated commitment to labour stability and improved labour relations, rather than forcing their agenda on faculty and students.

 

In solidarity,

JP, Jonathan, Katie, Michelle, Ravi, Rebecca, Shawn


____________________________________________________________

Mise à jour de l’équipe de négociation du 19 novembre

L’équipe demande un vote de grève pour protéger les membres contre les effets du rapport « du conseil d’administration » demandé par la CEC

Chers faculté,

Comme vous le savez peut-être, l’équipe de la CEC s’est retirée des négociations hier sans répondre à notre offre d’arbitrage exécutoire volontaire, et a demandé au conciliateur un rapport de « non-conseil ».

Il est tout simplement faux que l’équipe du corps professoral ait présenté une offre « à prendre ou à laisser ». L’équipe du corps professoral a offert de renvoyer les questions en suspens à l’arbitrage exécutoire, ce qui permettrait à une partie neutre de rendre une décision exécutoire sur les propositions qui se retrouveraient dans notre prochaine convention collective.  Il s’agit d’une tentative de bonne foi d’éviter un stress supplémentaire sur le corps professoral et les étudiants, et d’éviter (encore une fois) une nouvelle escalade.  Malheureusement, la CEC a choisi de rejeter cette voie à suivre.

Il est également faux pour la CEC d’affirmer que la médiation et la conciliation ont échoué.  La médiation n’a pas échoué : elle s’est terminée et les négociations se sont poursuivies.  La conciliation n’a pas échoué : l’équipe de la CEC s’est éloignée pendant que le conciliateur préparait le rapport qu’elle avait demandé.

À chaque étape des négociations, l’équipe du corps professoral a tenté d’éviter les interruptions de travail - en faisant des compromis, en intégrant les préoccupations et les idées de l’équipe de la CEC aux nôtres, et en résolvant des problèmes de manière créative, comme l’arbitrage exécutoire volontaire.

L’équipe de la CEC, par contre, semble utiliser le même manuel qu’au cours des dernières rondes de négociations : nier l’existence des problèmes du corps professoral, retarder la mise en œuvre des changements, et négocier vers l’impasse.

La décision prise hier par l’équipe de la CEC de demander au conciliateur un rapport “du conseil d’administration” nous place dans une position vulnérable. Ce rapport supprime la dernière étape restante avant que l’employeur ne soit légalement en mesure de verrouiller le corps professoral (ce qu’il dit qu’il ne ferait jamais) ou d’imposer unilatéralement des conditions d’emploi 16 jours après la réception du ce rapport.

L’imposition de conditions est une menace très réelle que la CEC a exercée en 2009.  L’imposition est une option nucléaire : l’employeur peut littéralement dicter ce qu’il aimerait avoir comme conditions de travail préférées pour le corps professoral.  Cela peut inclure la modification de la rémunération, de la charge de travail, de la liberté académique, des conditions à deux niveaux (y compris des conditions différentes pour différents programmes) ou du droit de déposer des griefs.  Ce sont tous des domaines que l’équipe de la CEC a ciblés dans le langage qu’elle a déposé ce cycle.

Un vote de grève réussi est le seul recours du corps professoral face à l’imposition - notre droit de résister aux conditions imposées est limité sans cela.  Un vote de grève permet au corps professoral de s’engager dans une grande variété d’actions syndicales coordonnées, jusqu’à et y compris une grève.  Récemment, nous avons vu d’autres syndicats, en particulier dans le secteur de l’éducation, adopter une variété d’interruptions de travail créatives pour démontrer la valeur de leur travail et l’importance de leurs revendications : il s’agit notamment de mesures de règlement du travail (c.-à-d. à la suite de la lettre stricte de la convention collective), de refus d’effectuer des heures supplémentaires, de grèves ciblant des tâches de travail spécifiques et / ou de grèves continues ciblant différents lieux de travail.

Mais surtout, le vote de grève est un vote pour notre solidarité en tant qu’unité de négociation : il oblige la direction à négocier sérieusement nos propositions plutôt que de se retirer des négociations et d’imposer unilatéralement des conditions de travail.  Il stipule qu’en tant que syndicat, nous nous lèverons et nous nous rassemblerons face à l’escalation et à l’agressivité de l’employeur.

L’autre option qui s’offre à la CEC est un vote d’offre forcée.  S’ils croient que leur offre actuelle est acceptable pour le corps professoral, ils peuvent présenter cette offre directement au corps professoral pour un vote.  Toutefois, comme nous l’avons souligné, l’offre actuelle de l’employeur contient plusieurs concessions, y compris un moratoire de plusieurs années sur la capacité des sections locales d’obtenir de nouveaux postes de professeurs à temps plein en cas de deuil; un langage qui menacerait la sécurité d’emploi des conseillers; et l’augmentation des limites sur lesquelles les professeurs de charge partielle sont admissibles à exercer des droits d’ancienneté par l’entremise du registre de la charge partielle.

En refusant à la fois l’arbitrage exécutoire volontaire et en n’exerçant pas son option d’appeler un vote d’offre forcée, l’équipe de la CEC a clairement indiqué qu’elle sait que son offre actuelle n’est pas bonne pour le corps professoral.  Pour masquer cela, ils essaient de distraire les membres du CAAT-A en dépeignant l’équipe du corps professoral comme ceux qui sont déraisonnables et peu disposés à faire des compromis.

En réponse, nous vous encourageons à communiquer avec vos présidents du collège, qui dirigent la CEC, pour dire à l’équipe de la CEC de revenir à la table, de terminer les négociations sur les questions où les équipes sont proches et d’accepter de renvoyer les questions en suspens à l’arbitrage exécutoire volontaire.  Alors que nous entrons dans la fin du semestre, l’équipe du corps professoral a laissé cette option sur la table - c’est maintenant à la CEC de démontrer son engagement déclaré envers la stabilité de travail et l’amélioration des relations de travail, plutôt que d’imposer son programme au corps professoral et aux étudiants.

En solidarité,

JP, Jonathan, Katie, Michelle, Ravi, Rebecca, Shawn